Actuglarb - Revues de Presse du Troisième Type







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09/09/2013
La Rentrée pour Tous

Aujourd’hui, Glärb est pour le moins tendu. Le message qu’il a reçu en cours de vahrût est certes rassurant dans la mesure où sa hiérarchie lui pardonne son erreur, mais cette dernière s’est également montrée ferme sur les conséquences qui découleraient d’une nouvelle initiative de ce genre. S’il est clair que le Mwandishi n’abandonnera plus son poste pour goûter aux « vacances » des Terriens, il n’en est pas moins terrifié à l’idée de commettre une bourde involontaire qui lui coûterait son poste. C’est donc d’une main toute tremblante qu’il se lance dans la rédaction de son nouveau rapport hebdomadaire.

Vahrüt n°16. 2 Septembre 2013 au 9 Septembre 2013. Calendrier Terrien.

Étant donné qu’aucune actualité majeure n’a encore volé la vedette à la nouvelle crise en Syrie, je vais encore m’attarder un peu sur ce dossier. J’évoquais la dernière fois les certitudes de la France, entre autres, à affirmer la responsabilité du régime de Bachar El-Assad dans l’attaque à l’arme chimique qui a fait tant de dégâts dans la banlieue de Damas. Le gouvernement est passé à l’étape supérieure en déclassifiant lundi les preuves de ses accusations, les rendant disponibles au public. Le dictateur syrien n’a pas tardé à manifesté son mécontentement en déclarant la France « ennemie » du peuple syrien. Je crois pouvoir affirmer que la France n’a pas grand-chose à faire de l’amitié du régime syrien ; à vrai dire, c’est plus celle de la Russie, farouchement opposée à l’intervention, qui lui importe. Il n’empêche que le président François Hollande, s’il refuse toujours de demander un vote du Parlement, n’en exclut pas moins cette hypothèse tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, Barrack Obama bataille toujours pour punir l’usage d’arme chimique. Il a toutefois subi un revers de popularité en changeant d’avis après avoir aussi longtemps affirmé qu’il n’interviendrait pas. Aussi le sommet du G20 qui s’est déroulé jeudi 5 à Saint-Pétersbourg, en Russie, s’est révélé aussi tendu que vain (mis à part des progrès dans la lutte contre l’évasion fiscale). Chaque pays est resté campé sur sa position.

Mais le président français, cette semaine, a également eu le temps de s’occuper de choses plus mineures. Ainsi a-t-il rencontré son homologue allemand, Joachim Gauck, à Oradour-sur-Glane mercredi. Cette petite ville est restée tristement célèbre pour le massacre qui s’y est produit en juin 1944 lorsque les troupes de l’Allemagne nazie, dans les derniers mois de l’occupation, ont appris que leurs ennemis avaient débarqué en Normandie. Cependant, cette visite historique n’était que symbolique alors pourquoi l’évoquer, me demanderez-vous ? Eh bien parce qu’il m’a semblé important de souligner, par l’intermédiaire de cette rencontre, qu’à la différence de chez nous, les États démocratiques ont chacun une structure politique différente sur Terre. L’absence de modèle prédéfini vous paraîtra peut-être comme une forme de chaos, mais la plupart des pays s’en accommodent. Ainsi, le président de la République allemande a un rôle de second plan car le pouvoir politique est relégué au chancelier – en l’occurrence la chancelière Angela Merkel. Quant au président Français, la Constitution de la Ve République, adoptée en 1958 le désigne comme l’homme le plus important de l’État, le responsable de toute décision, avec un pouvoir fort. Le seul souci, c’est que dans la pratique, celui-ci se révèle à à peine plus utile que son homologue allemand.

L’un des événements majeurs de cette semaine, et qui constitue le second marronnier que j’évoquais dans mon dernier rapport, c’est la rentrée des classes. Eh oui, il n’y a pas que les adultes qui profitent des vacances (et qui le font sans risquer leur travail) puisque leurs enfants ont le droit de se reposer tout en s’adonnant à diverses activités. Les nôtres, chez nous, s’ennuieraient certainement de se languir deux mois durant sans le moindre apprentissage, mais l’anatomie humaine a cela de particulier qu’elle donne à nombre d’entre eux un « poil dans la main » (une conséquence étrange de leur évolution, et que je n’ai pas encore pu vérifier à ce jour). Toujours est-il que la détresse des jeunes Terriens se révèle plus forte que jamais avec la reprise qui a eu le lieu mardi 3 septembre. Quant aux parents ; passé le stress des achats de fourniture scolaire, ils vont devoir affronter les documents administratifs, l’emballage des livres ou encore les retours larmoyants des premiers jours de rentrée. Un calvaire qui ne sera donc pas fini de sitôt.

Mais éloignons-nous de ces problèmes triviaux pour traverser l’Océan Atlantique. Non, il n’est pas question cette fois-ci de s’intéresser aux États-Unis, mais à un pays un peu plus bas, en Amérique du Sud. En effet, c’est à Buenos Aires, en Argentine, que s’est rassemblé le CIO, ou Comité International Olympique. Son rôle ? Déterminer laquelle des trois villes finalistes accueillerait les Jeux Olympiques de 2020. Madrid, Tokyo et Ankara se disputaient la reine des compétitions sportives qui, par son importante médiatisation, rapporte une quantité non-négligeable d’argent. Du moins en théorie, car la préparation des Jeux et la construction des infrastructures coûtent tout aussi cher (rappelons que les sacrifices demandés aux Brésiliens pour la tenue des prochains JO ainsi que de la Coupe du Monde de Football à venir sont l’une des principales raisons des tumultes qui ont secoué le pays). Difficile de s’imaginer que la situation sera différente dans les trois pays concernés, qui ont leur lot de problèmes. C’est toutefois la capitale nippone qui a été choisie, au grand plaisir du premier ministre Shinzo Abe. Les irradiés de la catastrophe de Fukushima, à quant à eux, auront la chance de suivre en direct cette compétition vieille de plus de deux millénaires. Le sens du sacrifice de ce peuple est quelque chose d'admirable.

Finissons sur une petite actualité économique : cette semaine a en effet été marquée par le rachat de l’entreprise Nokia par le géant Microsoft. La compagnie de téléphonie finlandaise reste compétitive sur le marché, mais elle est loin de ses jours glorieux, ceux du modèle 3310 réputé indestructible que de nombreux humains conservent encore 13 ans après sa création. Souvenez-vous, lorsque les premiers observateurs nous avaient rapporté l'existence de cet appareil, nous avions cru, paniqués, que les Terriens avaient déjà percé le secret de l'alliage subprotonique. Certes, leur science en est encore loin, mais il ne fait aucun doute que si la technologie qui a servi à créer le modèle 3310 venait à être utilisée à des fins militaires, nous nous verrions obligés de surveiller de près la Planète Bleue.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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