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25/11/2013
Conférences et Anniversaires

Jamais Glärb ne s’est senti aussi idiot. Vient-il réellement de passer les trois derniers vahrüt à se morfondre et à vivoter en négligeant les tâches les plus élémentaires ? Il parvient avec peine à résister à cette envie obsédante de se frapper le visage contre un mur, tant il a honte de cette attitude. Blopa et lui, c’est fini, et alors ? Elle n’était pas dénuée d’imperfections, et son nouveau petit ami ne manquera pas de s’en apercevoir. Ha ! Il est tellement mieux sans elle ! Il n’y a qu’à voir comme il sourit, au moment de s’asseoir sur son siège pour s’atteler à la rédaction de son rapport. Jamais il n’a été aussi heureux ! Certes, il force un peu ses zygomatiques, mais l’amélioration est tout de même notable. C’est donc en se fendant de ce sourire forcé, et en tentant de mettre une croix sur une partie de sa vie sentimentale que l’observateur se concentre sur son travail.

Vahrüt n°27. 18 Novembre 2013 au 24 Novembre 2013. Calendrier Terrien.

La semaine a été plutôt agitée pour les Français, et plus haletante encore pour les Parisiens. En effet, la Ville Lumière s’est vue au centre de toutes les attentions durant plusieurs jours. Tout a commencé lorsque lundi 18, un homme a fait irruption dans le siège du journal Libération et a tiré sur un photographe à l’aide d’un fusil à canon scié. Tandis qu’il prenait la fuite, laissant sa victime dans un état grave, les policiers de toute la ville se sont mis en branle-bas de combat pour retrouver le coupable. Les vidéos des caméras de surveillance ont été allègrement mises à profit pour dresser un portrait de l’individu, dont on savait par les prélèvements d’ADN qu’il avait déjà fait des siennes au siège de BFMTV le 15 novembre en menaçant les journalistes. Au terme de six jours de traque depuis cette première apparition, le « tireur fou », après avoir tiré un coup de feu sans faire de victime devant la Société générale, a finalement été dénoncé par une personne l’hébergeant et appréhendé dans un état léthargique dans sa voiture garée sur un parking – après une tentative de suicide par la prise de médicaments, selon les enquêteurs. Abdelhakim Dekhar n’en est pas à son premier méfait, puisqu’en 1998, il a écopé de 4 ans de prison pour avoir fourni les armes à Audry Maupin et Florence Rey, les auteurs de la Tuerie de la Nation en octobre 1994 qui a coûté la vie à quatre personnes : trois agents de police et un chauffeur de taxi, en plus de Maupin lui-même. Cet acte du tireur, qui a fréquenté les milieux d’extrême-gauche par le passé, ne cesse de déchaîner les passions, entre les adeptes de théories du complot, la droite qui moque l’hypocrisie du gouvernement à propos de l’extrême-gauche ou ceux et celles qui réclament à cor et à cri le rétablissement de la peine de mort pour un homme qui en a blessé un autre. Ils ont vraiment le cœur sur la main.

À une échelle plus grande et plus préoccupante, les avancées dans le dossier du nucléaire iranien ont également été au centre de nombreuses préoccupations au cours de ce vahrüt. En effet, cela fait de nombreuses années que les efforts de l’Iran pour se doter de l’arme atomique inquiètent les grands puissances occidentales, mais plus encore Israël. L'État juif est non seulement est placé en première ligne, mais serait également désigné comme un pays à rayer de la carte selon l’ayatollah Ali Khamenei, qui détient la majeure partie du pouvoir – n’en déplaise au président modéré Hassan Rohani. Ce dernier a été élu dans l’espoir qu’il fasse lever les très lourdes sanctions pesant sur le pays, et ce sera bientôt chose faite suite à l’accord signé à Genève entre les cinq pays membres du Conseil de Sécurité de l’ONU (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France), l’Allemagne et l’Iran. Ce dernier s’engage ainsi à stopper toute tentative d’enrichissement de l’uranium à plus de 20% (nécessaire à la bombe nucléaire), de détruire l’uranium déjà enrichi et d’arrêter la construction d’une centrale dans la région d’Arak, en échange de quoi les sanctions très restrictives seront levées. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déjà évoqué une « erreur historique », mais nul ne sait encore si l’Histoire lui donnera raison.

Une autre conférence a eu lieu cette semaine pour signer l’armistice entre les humains et la nature suite aux ravages de la tempête Haiyan. En effet, à Varsovie, en Pologne, s’est tenue une conférence sur le climat. De nombreux observateurs issus des OGN de défense de l’environnement y ont assisté avant de partir, constatant que les négociations étaient bloquées. Les principaux réfractaires à une politique plus écologiques étaient la Chine et l’Inde, dont la croissance serait sensiblement pénalisée par de telles restrictions. À l’instar de pays en développement, ces nations souhaitent un traitement différent entre les pays riches occidentaux et eux. Au final, tout ce qui a pu être négocié, c’est une feuille de route prévoyant la prochaine conférence sur ce thème, en 2015 à Paris – et encore, elle est durement critiquée. Nous devrions d’ores et déjà prendre des mesures pour prévenir, dans quelques siècles, un afflux massif de réfugiés terriens fuyant une planète mourante.

Cette semaine, le monde entier a fêté deux cinquantenaires. Le premier est celui d’une étrange série britannique mettant en scène un non-humain sur Terre (il n’y est fait mention à aucun moment des Mwandishi, ce qui témoigne du manque de réalisme de cette fiction). Mais ce qui retiendra mon attention ici, ce sont surtout les cinquante ans de l’assassinat d’un célèbre président américain, John Fitzgerald Kennedy. C’est le 22 novembre 1963 qu’à Dallas, le cortège présidentiel s’arrêta brusquement lorsque Lee Harvey Oswald fit feu sur le chef d’État. Ou du moins officiellement, puisqu’on ne connaîtra jamais la vérité sur le meurtre de cet homme qui avait de nombreux ennemis, aussi bien intérieurs qu’extérieurs, et la mort « accidentelle » ou non de tous ceux qui y étaient de près ou de loin n’est pas là pour éclaircir ce mystère.

Finissons sur un thème d’apparence plus léger. En effet, mardi 19 novembre, les Terriens ont pu fêter pour la première fois la Journée Mondiale des Toilettes. Oui, ils y consacrent une journée entière. Mais avant que vous n’éclatiez d’un rire moqueur, je me permets de préciser qu’il ne s’agit pas d’une forme de passion pour l’acte défécatoire, cette journée est l’occasion de se sensibiliser à un problème majeur : un humain sur trois n’a pas accès à des sanitaires décents, et ce n’est pas par manque de bonne volonté. Ces 2,4 milliards de malheureux font partie de la couche la plus pauvre de la population mondiale. Dans un sens, il est même plutôt triste de constater qu’en raison de l’aspect quelque peu sordide de ce thème, on n’accorde que peu d’importance à un problème qui nécessiterait de grandes levées de fonds, et ce afin de disposer de petits coins pour tous.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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