Actuglarb - Revues de Presse du Troisième Type







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09/12/2013
Mort, Massacres, Maladresse, Malade et Miss

Glärb ne l’a pas encore révélé à ses supérieurs, mais il a récemment fait une découverte surprenante : en effet, si les humains semblent être la race dominante sur Terre, il apparaît de plus en plus clair que ces pauvres hères sont contrôlés par un animal dont la nature réelle les dépasse. Et qui sait ? Ce sont peut-être ces bêtes-là, plus intelligentes qu’il n’y paraît, qui seront leurs interlocuteurs futurs. En attendant ce jour, les chats se contentent de dominer Internet. Mais sur Terre, regarder des vidéos de chats mignons toute la journée est une marque de fainéantise et de procrastination, alors Glärb se sent un petit peu mal à l’idée d’en faire de même pour la neuvième heure consécutive alors qu’il a un rapport sur les bras. Il quitte non sans regrets une énième compilation d'extraits, et se met au travail.

Vahrüt n°29. 2 Décembre 2013 au 8 Décembre 2013. Calendrier Terrien.

Une fois encore, débutons ce rapport par un rapide regard en arrière : dans mon septième rapport, à la fin du mois de juin, j’évoquais une certaine similitude entre un oiseau nommé « vautour » et les journaux terriens tournant autour du lit de Nelson Mandela à l’attente de son trépas. Ce n’est que cette semaine qu’ils ont pu se repaître des retombées médiatiques du décès de l’un des plus grands hommes que la Terre ait connu. En effet, le soir du jeudi 5 décembre, le « Madiba » s’est éteint en laissant derrière lui une planète en deuil. Alors soit, compte tenu des actes du père de l’Afrique du Sud, qui a lutté pacifiquement contre l’apartheid au prix de sa propre liberté, on peut comprendre ce désespoir. En revanche, j’ai plus de mal à comprendre d’où vient l’ampleur qu’a eu la disparition de l’acteur américain Paul Walker, connu pour la série de film Fast and Furious, mettant en scène bolides et vitesse. L’article du Monde.fr qui le 30 novembre, la semaine dernière, a signalé sa mort dans un accident de voiture a été le plus partagé de l’histoire du site (93 000 partages Facebook en 24 heures) avec un nombre assez conséquent d’hommages sur les réseaux sociaux passant sous un silence regrettable la mort simultanée du conducteur Roger Rodas, à ses côtés lors du crash tragique.

Ne quittons pas de suite ce continent. Voilà de nombreux mois que l’on parle des troubles agitant un petit pays au centre de l’Afrique, commodément nommé République Centrafricaine. J’ai souvent hésité à en parler, mais n’ai jamais trouvé le bon événement pour l’aborder. Tout a commencé en fin 2012 lorsque les rebelles de la Seleka prennent les armes pour lutter contre le dictateur François Bozizé, qu’ils renversent le 24 mai 2013 pour le remplacer par leur chef, Michel Djotodia. Ce dernier s’est aussitôt aperçu que ce n’était pas si facile de tenir en laisse des mercenaires de tous horizons. Ainsi, malgré la dissolution du groupe par le nouveau pouvoir en place, la Seleka majoritairement composée de musulmans a poursuivi les pillages, les viols, les massacres et les destructions de villages à l’encontre des chrétiens. Ces derniers se sont ainsi rassemblés en milices, « anti-balaka », qui retournent leur colère contre d’autres civils musulmans : il en découle un nouveau bourbier dans laquelle la France vient de poser allègrement le pied. Non pas que cette intervention de 1 600 soldats français ne soit pas bénéfique et salutaire pour des populations tourmentées et à deux doigts d’un génocide, mais l’opération Sangaris (un papillon d’Afrique centrale) est loin des promesses pré-électorales de la fin de la « Françafrique », héritage de l’empire colonial. Les intentions de François Hollande sont peut-être louables, mais la population, qui doute de plus en plus de l’opération Serval au Mali, ne digèrera pas si facilement cette nouvelle mission visant à désarmer et apaiser un pays en guerre civile.

Revenons en France, justement, où les Roms concentrent toujours l’attention. Luc Jousse, le maire UMP de la petite ville de Roquebrune-sur-Argens a fait parler de lui le 4 décembre au cours d’une réunion. En effet, la veille, un incendie avait éclaté dans un camp Rom situé en périphérie de la ville. Un phénomène causé, selon lui, par ses habitants eux-mêmes : « ils piquent des câbles électriques et après ils le brûlent pour récupérer le cuivre et ils se sont mis à eux-mêmes le feu dans leurs propres caravanes ! Un gag ! ». Une activité qui semble punissable par la mort de toute la communauté, puisque l’élu de la République, au passé judiciaire plutôt actif, a publiquement regretté « qu'on ait appelé trop tôt les secours ». Voilà qui est bien vrai ! Où va le monde si les pompiers commencent à sauver les hommes, femmes et enfants qu’on voudrait voir brûlés ? Ça commence comme ça, et qu’est-ce que ce sera, ensuite ? Les considérer comme des êtres humains ? Notez qu’il s’agit d’ironie, un concept cher aux Terriens qui l’utilisent bien plus souvent que nous. Du moins, bien que l’auteur de cette blague qui dénonce une « mascarade » ait été expulsé de son parti, je ne suis pas certain que tous les habitants de cette noble démocratie y voient du second degré…

Et puisque je parle de démocratie, il me faut évoquer cette tonitruante révélation qui est tombée cette semaine. Figurez-vous que le chef de l’État français, François Hollande, s’est fait opérer de la prostate en 2011. J’ignore ce dont il s’agit, mais pour que la nouvelle fasse un si grand bruit, il ne fait aucun doute que ce fut très grave. J’ai d’ailleurs tenté de me renseigner sur ce qu’était la prostate chez les humains, et je suis tombé sur un curieux article du très sérieux journal Le Gorafi : il semblerait ainsi que la quasi-totalité des hommes politiques possèdent une prostate. Cette étude, dont je n’ai absolument aucune raison de me défier, montre que le métier de politicien est sur Terre une profession à haut risque. Il apparaît ainsi clairement qu’en prenant en 1994 la tête de son pays, l’Afrique du Sud, Nelson Mandela avait délibérément sacrifié sa santé pour le bien de ses compatriotes.

Enfin, je finirai par un concours pour le moins étonnant qui a pris place samedi 7 décembre au soir. Ce soir là fut élue la Miss France 2014. Soit dit en passant, le calendrier terrien s’élève pour l’instant à 2013, mais bon, pour une année près, ce n’est pas une trop grande erreur. Ce que je trouve étrange, en revanche, c’est de voir défiler de la sorte des jeunes femmes vêtues dans des accoutrements que je n’ai jamais observé dans la vie de tous les jours, recouvertes d’une couche de maquillage qui les rend méconnaissables. Enfin après tout, à chaque peuple ses canons esthétiques… Toujours est-il que la victoire de Flora Coquerel alias Miss Orléanais a fait polémique : le triomphe d’une franco-béninoise a été perçu comme une attaque à Alain Delon, ancien président d’honneur du comité qui l’avait quitté lorsque ce dernier s’est désolidarisé de ses propos élogieux sur le Front National. Suite à cette consécration, la belle française aura l’occasion de se présenter au concours Miss Monde britannique, ou au Miss Univers américain. Oui, Miss Univers. Ces gens là pensent réellement pouvoir détrôner Ghlëpago Aglapa.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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