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13/01/2014
Nouvelle Année, Nouvelle Guerre

Ce n’est pas sans courbatures que Glärb se lève péniblement de son lit. Son petit séjour sur Terre, afin d’en apprendre plus sur ce phénomène de « neige » couvrant d’un voile blanc des paysages entiers, a été pour le moins sportif... probablement parce qu’il a également tenu à expérimenter la laborieuse discipline du « ski ». Son déguisement d’humain a fait des émules et les autochtones n’y ont vu que du feu... ou plutôt du feu glissant à toute vitesse sur des pistes enneigées. Avec une petite pointe de honte coupable, l’observateur réactive la connexion de son vaisseau, dont la prétendue panne lui avait permis ces vacances secrètes. De retour à la routine...

Vahrüt n°32. 6 Janvier 2014 au 12 Janvier 2014. Calendrier Terrien.

Je commencerai ce rapport par vous souhaiter, comme le font les Terriens en ce moment, une bonne année et une bonne santé. À présent que cette fichue panne de connexion est terminée, je vais enfin pouvoir reprendre mon travail. Je commencerai ainsi par évoquer ce nouveau conflit qui pointe le bout de son nez en Afrique. En effet, dans le plus jeune pays du monde, à savoir le Soudan du Sud (fondé en 2011), la situation dégénère depuis presque un mois. Le pays est divisé entre l’armée au service du président Salva Kir et les forces rebelles favorables à l’ex-vice président Riek Machar, limogé en juillet dernier. Le bilan est d’ores et déjà de plus d’un millier de morts, 200 000 personnes ont été déplacées et les bases de l’ONU sur place sont débordées par les habitants qui sollicitent de l’aide. Certes, les deux forces rivales ont entamé des négociations le 6 janvier à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, mais rien ne dit que la guerre civile ne durera pas, comme si souvent sur ce vaste continent.

D’ailleurs, puisqu’on en parle, la situation a quelque peu évolué en République Centrafricaine : après dix jours de négociations menées par le président tchadien Idriss Déby en compagnie du ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian, les accords ont finalement mené à la démission du président centrafricain Michel Djotodia (celui-là même qui avait pris le pouvoir à la tête de la Séléka) ainsi que de son premier ministre. Cela ne garantit par pour autant un apaisement du conflit, puisque les ex-rebelles musulmans qui ont échappé à son contrôle et les milices anti-Balaka chrétiennes qui ont pris les armes n’ont pas fini de s’affronter en enchaînant les exactions pendant que l'opération française Sangaris s'empêtre dans la capitale. Quant à Djotodia, qui s’est exilé au Bénin, le voilà débarrassé des conséquences non-bénignes de son accession au pouvoir mouvementée.

Il est temps à présent de traverser l’Océan Atlantique pour nous intéresser à un scandale politique éclaboussant depuis quelques semaines le gouverneur républicain du New Jersey. Chris Christie avait même, paraît-il, l’ambition de se présenter aux primaires républicaines pour les élections présidentielles de 2016, mais ses espoirs semblent partis en fumée avec l’affaire du « Bridgegate ». Tout a commencé lors de la campagne électorale, en septembre, qui a mené à sa réélection. Mark Sokolich, le maire démocrate de Fort Lee, avait alors refusé de le soutenir, ce qui mettait quelque peu à mal son image d’homme rassembleur. Ses collaborateurs ont alors eu la brillante idée de bloquer le pont Georges-Washington, en périphérie de la ville. Résultat : des voitures bloquées pendants plusieurs jours et une plainte collective déposée cette semaine au tribunal. La chef du cabinet ajointe du gouverneur, Bridget Ann Kelly, initiatrice de l’action, a été renvoyée. Quant au bonhomme à la tête de toute cette équipe, il a bien entendu nié toute implication.

Passons à nouveau de l’autre côté de l’océan pour aller voir du côté de l’Asie occidentale. Au Pakistan, plus particulièrement. Vous souvenez-vous de la jeune Malala Yousafzai, (très) jeune défenseuse de l’éducation pour les filles que j’avais déjà évoqué ? J’avais ainsi noté que sur Terre, la sagesse n’était pas l’apanage des plus vieux. Eh bien j’ai pu découvrir dans ce même pays qu’il en était de même pour la bravoure. Un adolescent de 15 ans nommé Aitzaz Hassan s’est sacrifié en se jetant sur un kamikaze menaçant de faire exploser sa ceinture d’explosifs dans son école, à 150 mètres de là, dans la province de Khyber-Pakhtunkhwa.

Finissons, enfin, par une affaire qui a tant fait couler d’encre inutile que je ne serais même pas surpris que vous en connaissiez déjà tous les détails, à des années-lumière de là : l’affaire Dieudonné. Dieudonné M’bala M’bala est un humoriste français qui a la particularité de viser exclusivement les juifs, et en particulier Israël, la patrie hébraïque dont les décisions politiques sont légitimement contestables. Son antisionisme (à ne pas confondre avec antisémitisme, qui est puni par la loi et dont personne n’irait publiquement se revendiquer) n’est bien entendu pas au goût de tout le monde. À l’aide d’Internet, des réseaux sociaux, de penseurs comme Alain Soral et d’un geste simple, la quenelle, facilement reconnaissable créée lors d’un spectacle en 2005, il s’est érigé en personnalité antisystème, prompt à dénoncer la mainmise du lobby juif (une variante du lobby reptilien) sur le monde entier. Et que fait le gouvernement français ? Plutôt que de laisser un amuseur à l’humour douteux dans l’ombre de la sous-culture qu’il incarne, il commence par braquer sur les projecteurs de tout le pays en lui faisant une publicité inespérée à l’aide d’une ribambelle de procès que le principal concerné gagne quelle que soit leur issue. Et si l’annulation du concert prévu à Nantes le jeudi 9 a été invalidée le jour même par le tribunal administratif de la ville, cela n’a pas empêché le ministre de l’intérieur, Manuel Valls de saisir le Conseil d’État pour faire interdire « Le Mur ». Pour faire simple, un gouvernement déjà en proie à un flot intarissable de critiques s’est acharné à museler la liberté d’expression pour un simple spectacle dont la tenue n’aurait eu aucune conséquence grave… sauf, du moins, en ce qui concerne le bon goût.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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