Actuglarb - Revues de Presse du Troisième Type







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28/04/2014
Difficiles Réconciliations

Après ces temps troublés d’incertitude, voilà Glärb revenu à sa routine. La guerre chez lui est finie et sa seule inquiétude, à présent, est de savoir comment compléter intégralement le jeu vidéo qu’il a dérobé voilà des mois. Il persévère, mais perd son sang-froid, à la recherche de nouvelles choses à faire pour que ce 99% de complétion se transforme en 100%. Il arrête, vexé. Il valait mieux cesser son loisir, de toute manière. Les médias terriens scandent que jouer à Grand Theft Auto transforme les gens en brutes sanguinaires, alors c'est sûrement vrai. Écrire un rapport, en revanche, ça n’a jamais rendu personne fou. Lassé, peut-être, mais pas fou.

Vahrüt n°47. 21 Avril 2014 au 27 Avril 2014. Calendrier Terrien.

Passons, pour une fois, sur l’Ukraine où des premiers morts séparatistes sont à dénombrer. C’est en Palestine que je veux commencer ce rapport. Si le pays n’est pas reconnu par une bonne partie de la communauté internationale, son voisin et occupant Israël en tête, elle n’en a pas une existence concrète. Les tiraillements entre le Hamas, groupe terroriste armé et l’OLP – Organisation de Libération de la Palestine, entité politique visant à la reconnaissance de la nation, sont peut-être en voie de se dissiper après sept ans de conflits avec l’accord qui a été signé cette semaine. Celui-ci prévoit entre autre la formation d’un gouvernement d’union conciliant les deux entités, avec une élection organisée dans les six mois qui viennent. Ce gouvernement sera mené par Mahmoud Abbas, actuel président de l’Autorité Palestinienne. Inutile de dire que l’extrême-droite israélienne au pouvoir n’est pas des plus réjouies de voir son voisin uni. Benyamin Netanyahou a ainsi déclaré « Le cabinet a décidé à l'unanimité que le gouvernement israélien ne négociera pas avec un gouvernement palestinien s'appuyant sur le Hamas, une organisation terroriste qui appelle à la destruction d'Israël ». Une paix dont lui-même n’est pas un farouche partisan, comme en témoignent les efforts stériles du secrétaire d’État américain John Kerry, qui s’échine depuis des mois à réconcilier juifs et arabes.

Et puisque l’on parle d’Américains débarquant au milieu de tensions entre voisins, parlons de la tournée de Barack Obama en Asie, le « pivot mondial » de sa diplomatie depuis qu’il a quitté le Moyen-Orient. L’ambiance, dans cette région du monde, est explosive. La Chine croît toujours plus et renforce son armée, tandis que le nationalisme s’exacerbe en Corée du Sud. Les deux pays, théoriquement ennemis, sont pourtant unis par un puissant ressentiment à l’égard du Japon, dont le gouvernement conservateur de Shinzo Abe s’est découvert une passion pour le négationnisme concernant les atrocités commises au cours la Seconde guerre mondiale. Ainsi, mardi 22, la veille de la visite du président américain, 150 parlementaires, dont le ministre des Affaires étrangères Yoshitaka Shindo, se sont rendus au sanctuaire shintoïste de Yakusuni pour honorer la mémoire des 2,5 millions d’anciens combattants, parmi lesquels 14 criminels de guerre. Le sujet n’a pas été mentionné par l’Américain en chef, qui a tenu à éviter les remous. Tout au plus a-t-il réaffirmé que les îles Senkaku (Diaoyu en chinois) appartenaient au Japon et non à la Chine. Puis il s’est envolé vers la Corée du Sud le 25 (en se faisant au passage traiter par son turbulent voisin du nord de « maquereau » de la présidente « prostituée » Park Geun-hye). À ces visites se succèderont la Malaisie et les Philippines, mais pas l’incontournable Empire du Milieu.

Braquons maintenant le regard vers l’Europe, et plus particulièrement le plus petit État au monde : le Vatican. Le pays papal vient de fêter le « Dimanche des Quatre Papes ». En effet, quatre souverains pontifes passés ou présent, deux morts et deux vivants, étaient présent pour cette double-canonisation : Jean XXIII (Pape de 1958 à 1963) et Jean-Paul II (Pape de 1978 à 2005) sont devenus des Saints, un statut plutôt envié dans les religions terriennes, et a fortiori chez les catholiques (mais qui nécessite d’avoir œuvré pour le bien et effectué un ou deux miracles, ce qui réduit drastiquement le nombre de CV recevables pour ce poste). Le Pape François, accompagné de son prédécesseur Benoît XVI, a présidé cette célébration qui n’a presque rien coûté au Vatican : les dons des entreprises et des riches particuliers ont permis à l’Église de n’avoir à débourser que 500 000 euros. Une bonne affaire, surtout au vu des recettes engendrées par les millions de fidèles qui n’ont pas voulu rater l’événement. La voilà, la solution-miracle pour renflouer les caisses de la première religion au monde.

À deux pas de là, la Corse fait à nouveau parler d’elle. Cette belle île est une destination prisée des touristes, y compris les riches qui ont les moyens de s’offrir une maison de campagne. Sauf que le plaisir d’habiter quelques semaines par an une petit villa a des conséquences fâcheuses sur la spéculation, et il en résulte une hausse des prix immobiliers qui pousse à la rue les autochtones qui n’ont pas les moyens de suivre. Réflexe d’autodéfense : l’Assemblée de Corse a voté une loi n’autorisant la propriété qu’à ceux qui sont capables de justifier un statut de résident pendant cinq ans. Difficile de ne pas y voir une volonté d’exclusion des étrangers – même les Français étant perçus comme tels. La mesure a de toute manière aucune chance d’aboutir, car elle est considérée comme anticonstitutionnelle. Ainsi, selon Didier Maus, expert en droit constitutionnel, « Il y a une rupture de l'égalité des Français devant l'accès à la propriété qui est contraire à la Constitution ».

Pendant ce temps, sur le continent, les maires du Front National récemment élus font déjà parler d’eux. Le plus médiatisé, Steeve Briois, avait déjà attiré les projecteurs au début d’avril en expulsant la Ligue des Droits de l’Homme d’Hénin-Beaumont, trop politisée pour mériter la gratuité de son local. Mais cette semaine a aussi été chargée. Ainsi Franck Briffaut, à Villers-Cotterêts, a souhaité en finir avec le sentiment d’ « auto-culpabilisation permanente » qui accompagne la commémoration de l’abolition de l’esclavage, et a donc refusé la participation de la mairie. À Mantes-la-Ville, Cyril Nauth n’a guère envie de vendre à l’Association des Musulmans de Mantes-Sud la nouvelle salle de prière qu’ils réclament depuis 15 ans et qu’ils avaient obtenue de la précédente mairie. En stoppant le projet initié par le précédent maire, il s’expose à devoir verser des dommages et intérêts, mais après tout, « pour respecter l'électorat mantevillois, on est prêts à payer cette somme, qui ne sera pas indécente, je pense ». Un peu plus au sud, deux maires ont été frappés d’amnésie en ce qui concerne l’éthique irréprochable de leur parti et les leçons scandées du temps de la campagne : à peine assis dans le confortable siège de maires respectifs de Luc et Cogolin dans le Var, Philippe de la Grande et Marc-Étienne Lansade ont entrepris d’augmenter leurs indemnités de 15%. Un complot de l’UMPS, assurément.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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