Actuglarb - Revues de Presse du Troisième Type







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02/06/2014
Rapport Rapide

Il secoue, tape, agite, déplace l’écran un peu à gauche, un peu à droite, mais rien n’y fait. Plus Glärb s’exaspère et s’impatiente, moins son ordinateur de bord fonctionne. Ce n’est que lorsque l’observateur se redresse brutalement pour pousser un long soupir que l’image revient. Vite ! Il saisit cette occasion inespérée pour se jeter sur le clavier avant que la machine ne change d’avis.

Vahrüt n°52. 26 mai 2014 au 1er juin 2014. Calendrier Terrien.

Une fois n’est pas coutume, ce rapport sera plutôt court. Les soucis que me pose mon ordinateur de bord me laissent penser qu’il serait très imprudent de le laisser allumé plus de quelques heures. Je n’aborderai donc que trois sujets au lieu de cinq, et sans liens vers des articles.

Le principal événement de la semaine, c’est l’ « implosion » de l’Union pour un Mouvement Populaire, le principal parti d’opposition. Les tensions fratricides entre l’ex-Premier ministre François Fillon, le chef controversé Jean-François Copé et leurs fidèles respectifs avaient été mises en pause pendant les élections municipales puis européennes, mais la défaite de l’UMP lors de ces dernières a été l’étincelle qui a ravivé les hostilités. Le premier coup est parti de la société de communication Bygmalion, au centre de l’affaire éponyme (des surfacturations de prestations au cours de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy au profit de deux proches de M. Copé, à la tête de l’entreprise). Son avocat a assuré que la société s’était vue « imposer » des factures litigieuses « à la demande » du parti, et il évoque des « fausses factures » pour un montant de plus de 10 millions d’euros, facturées à l’UMP (ce même parti que les dons des Français ont renfloué quelques mois plus tard lorsque la Cour constitutionnelle a invalidé ses comptes de campagne). Sentant que la situation devenait difficilement tenable, le leader du parti a envoyé au front un de ses plus fervents disciple, Jérôme Lavrilleux, les larmes aux yeux, qui a confessé lundi soir sur le plateau de BFM-TV qu’il y avait eu des « dérapages ». Non seulement il y explique que c’est impossible de faire campagne avec la limite imposée – ses adversaires ayant forcément triché eux aussi – mais il assure également que « ni Copé, ni Sarkozy n’ont été mis au courant ». Tout est donc de sa faute, à lui et à lui seul. Jean-François Copé, qui s’est dit trahi, a démissionné le lendemain tout en assurant le soir même que son « honnêteté et sa sincérité étaient irréprochables ». Nul doute que sans ce rappel, les Français auraient eu une bien mauvaise image des hommes politiques et auraient été tentés de voter pour le Front National.

En Ukraine, à peine le « roi du chocolat » Petro Porochenko a-t-il été élu qu’un nouvel assaut a été mené dans l’Est séparatiste, et notamment à Donetsk où les combats pour la prise d’un aéroport a fait 40 morts du côté des combattants pro-russes (dont 2 civils). Il semblerait que les séparatistes soient eux-mêmes sujets à des tensions internes, puisqu’après une série de pillages au nom de la « révolution », leur branche armée, les Vostok (« Est »), ont délogé jeudi 29 leurs camarades du siège de la République Populaire de Donetsk, et deux miliciens ont même été exécutés pour pillage. La ville, cinquième plus peuplée du pays, est peut-être sur le point de se transformer en champ de bataille. Il est à noter que dans l’un des hôpitaux qui soignait les blessés, mercredi, on comptait 45 blessés, dont 37 étaient étrangers (venant de Russie, de Crimée ou de Tchétchénie). Bon nombre de morts russes sont d’ailleurs discrètement rapatriés à l’est de la frontière dans des camions frigorifiques.

Pour changer, intéressons-nous à de nouvelles élections, cette fois-ci sur le continent africain : les égyptiens ont élu dimanche 25 leur président, et les deux candidats étaient le maréchal Abdelfattah Al-Sissi et le libéral Hamdeen Sabbahi. L’issue ne fait pas le moindre doute, au vu de la popularité écrasante de l’ex-ministre de la Défense. Celui-ci est perçu comme un sauveur de la nation depuis qu’il a renversé, en juillet 2013, le président Mohammed Morsi et le gouvernement des Frères Musulmans. Mais une partie de la population a vite déchanté lorsque le héros du peuple s’est mis à massacrer les manifestants pro-Morsi – des milliers depuis juillet 2013. À présent, tandis que les partisans du président déchu sont condamnés par centaines à la peine capitale, la campagne électorale n’a pas laissé le moindre champ à l’opposition. Tout du moins le candidat favori ne pourra pas se vanter d’être plébiscité par le pays tout entier, puisque la participation, au terme des deux jours de scrutin (lundi et mardi) était tellement faible (37%) que l’élection s’est poursuivie un troisième jour. Les scores définitifs ne sont pas encore connus, mais le futur vainqueur disait s’attendre à récolter « 45 millions » de voix sur 53 millions d’électeurs. Le pays semble être sur le point de revenir à l’ère d’Hosni Moubarak, à une petite différence près : le « printemps arabe » de 2011 a éveillé la conscience politique et les aspirations démocratique de la jeunesse.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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