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05/08/2014
Actualités en Vrac

Glärb commence à s’habituer à passer des heures devant son écran à attendre que lui parvienne le message qu’il attend. Au début de ce vahrüt, c’était la confirmation par son frère que son précédent courrier interstellaire n’était pas qu’une mauvaise blague, et à présent c’est la réponse de sa hiérarchie à sa demande de congés anticipées qu’il guette. Il lui est de toute manière impossible de s’endormir. Sa mère ? Tombée malade ? Elle qui se porte toujours si bien ? Jamais jusqu’ici ne s’est-il trouvé si handicapé par son isolement. Peut-être, si ses supérieurs lui répondent favorablement, pourra-t-il revenir temporairement sur Krantavis. En attendant, il n’a pas d’autre choix que de tâcher de se concentrer sur son travail, comme si de rien n’était.

Vahrüt n°x. 28 Juillet 2014 au 3 Aout 2014. Calendrier Terrien.

Commençons par une affaire qui a déjà fait grand bruit en France, et à juste titre : l’Inspection générale de la police nationale, également appelée « Police des polices », a mené une perquisition le jeudi 31 juillet au 36 quai des Orfèvres à Paris, qui n’est autre que le siège de la police judiciaire. Les chiens renifleurs ont fouillé le bâtiment à la recherche des 52,6 kg de cocaïne disparus entre le 23 juillet – date à laquelle on les a vus pour la dernière fois – et le 31 juillet – date où la disparition a été découverte. Notons que cela représente plusieurs sacs d’un certain poids, qui ne passent certainement pas inaperçus, et dont le prix pourrait atteindre deux millions d’euros. Un brigadier de 34 ans a été interpellé samedi 2 aout : reconnu par plusieurs de ses collègues sur les images d’une caméra de surveillance montrant un homme entrer et sortir avec deux sacs, il dispose en outre de sept appartements parisiens,. Il est pour le moment l’unique suspect de l’affaire. Notons que le 36 Quai des Orfèvres a déjà fait couler de l’encre en mai lorsqu’une touriste canadienne s’était dit victime de viol dans ses locaux – l’enquête n’a pas encore abouti.

Une fois de plus, je vous emmène à Gaza, où la situation ne s’améliore pas (1 712 Palestiniens tués depuis le 8 juillet selon les secours palestiniens). Le groupe terroriste du Hamas n’a aucun besoin de faire de la propagande puisque les bombardements et raids israéliens sur cette bande de 360 km² habitée par 1,7 millions d’âmes suffisent amplement. L’Opération Protective Edge, bien plus que toutes celles menées ces dernières années, divise le monde, et l’opinion est toute aussi partagée en France qu’aux États-Unis, qui pourtant ravitaillent l’État hébreu en munitions. Une vidéo, dans la guerre médiatique que se livre chaque camp, a fait sensation : un responsable de l’ONU interrogé par la chaîne arabe (et naturellement pro-palestinienne) Al Jazeera n’a pu retenir ses larmes en évoquant le bombardement d’une école retenue par les Nations Unies (qui avait par ailleurs demandé à de nombreuses reprises de ne pas être prise pour cible en raison de la présence de civils). Un cessez-le-feu de trois jours a été trouvé vendredi entre les belligérants… avant d’être rompu deux heures plus tard. La paix entre Israéliens et Palestiniens est-elle envisageable ? La stratégie d’Israël consiste à nettoyer la zone comme on tondrait une pelouse pour la débarrasser des mauvaises herbes du Hamas, ce qui signifie que même l’arrêt des combats ne signifierait en rien un retour à la tranquillité.

Revenons à présent à l’Ukraine et à la Russie. Non pas qu’il s’y soit déroulé un nouvel événement sanglant, si ce n’est que la bataille de Donetsk a commencé avec son lot de victimes civiles, infligées par l’armée ukrainienne comme par les séparatistes. L’enquête sur le crash de MH17 a commencé malgré les pillages ou la disparition de corps… ou encore les pilonnages de l’artillerie. Depuis le désastre, Vladimir Poutine se trouve d’ailleurs dans une position plus qu’inconfortable, au point de passer du rang de leader d’un « bloc » anti-américain à celui de pestiféré diplomatique. Il peut certes s’en sortir en cessant de soutenir les séparatistes pro-russes et en arrêtant leur approvisionnement en armes, mais son peuple nourri à la haine du « gouvernement nazi » de Kiev peinerait sans doute à comprendre. En tout cas, la crise ukrainienne aura eu comme effet de souder l’Union Européenne dans une prise de sanctions commune. En effet, Angela Merkel, François Hollande, David Cameron et Matteo Renzi et les autres membres des 28 se sont accordés mardi sur de douloureuses sanctions : gel des avoirs de 91 personnes, trois entreprises (dont une banque) ciblées, arrêt des investissements et des ventes d’armes, etc. Si le gaz et le pétrole sont quelque peu épargnés de ces dispositions (dépendances allemande et italienne obligent), le président russe aurait tort de s’en servir pour faire pression, puisque sa fragile économie ne repose que sur les énergies fossiles.

Un petit tour en Afrique, à présent. Je ne sais plus si j’ai déjà évoqué le virus Ebola qui sévit depuis plusieurs mois, parti de Guinée pour atteindre ses voisins (le Sierra Leone et le Liberia) Si l’on dénombre pour le moment 826 morts pour 1440 malades, le bilan devrait s’alourdir, puisqu’à la différence des précédentes occurrences de l’épidémie, l’Afrique s’est développée et les flux humains propagent plus facilement les maladies. En revanche, la faible hygiène dans les grandes villes comme Conakry inquiète beaucoup l’Organisation Mondiale de la Santé. Ajoutons à cela l’arrivée de l’épidémie cette semaine au Nigéria, première économie du continent avec son lot de bidonvilles insalubres. Les services de messagerie nigérians ont par ailleurs refusé de transporter l’échantillon du virus pour l’envoyer à l’OMS. Notons également l’arrivée d’un Américain infecté aux États-Unis – sous bonne garde, bien entendu – et vous comprendrez que l’on n’a pas fini d’entendre parler de ce que Jean-Marie Le Pen nommait sans remords « Monsieur Ebola ».

Comme nombre de mes rapports, je vais terminer aux États-Unis, où cette semaine était riche en aveux. Mais pas des aveux particulièrement surprenants. Tout d’abord, le président Barrack Obama a admis, lors d’un discours, que l’usage de la torture a été fait plusieurs fois depuis les attentats du 11 septembre 2001 : « Nous avons torturé des gens ». J’ignore s’il existe au monde une personne qui en doutait. Plus problématique : la sénatrice démocrate Dianne Feinstein accusait depuis plusieurs mois la CIA, la Central Intelligence Agency, d’espionner les ordinateurs des sénateurs de la commission du renseignement qui, justement, préparaient un rapport sur le « programme de détention et d’interrogatoires de la CIA ». Je suis sûr que vous pouvez aisément deviner ce qu’a fini par avouer le porte-parole de l’agence de renseignements dirigée par John Brennan.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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