Actuglarb - Revues de Presse du Troisième Type







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22/02/2015
Hey Manu...

Aujourd’hui a un petit arrière-goût de victoire, pour Glärb. Après de trop nombreux essais infructueux, l’observateur est parvenu à décrocher son jeune collègue de l’écran auquel il était rivé depuis des semaines. Le fait qu’il ait terminé de regarder l'une de ses séries fétiches a probablement joué un rôle. Toujours est-il que jouer de la sorte au Gubleb, ce jeu de cartes typiquement Mwandishi a permis aux deux extraterrestres ont pu discuter un peu et de développer ce qui s'apparenterait presque à de l'amitié. Malgré ses lourdes défaites successives, Glärb peut au moins se targuer d’avoir diversifié la journée de son cadet. Bien entendu, ils n'ont pas tôt fait d'arrêter que Boglib se rassoit sur son fauteuil favori, mais le premier des deux observateurs compte bien réitérer l'expérience tous les jours.

Vahrüt n°x. 16 Février 2015 au 22 Février 2015. Calendrier Terrien.

Je vous ai parlé il y a peu de la loi Macron, un ensemble quelque peu fourre-tout de mesures règlementant le travail, notamment celui du dimanche. Son impopularité croissante a finalement poussé le gouvernement à douter : et si les frondeurs de gauche et l’opposition empêchaient la loi d’être votée ? Qu’à cela ne tienne, le Premier ministre Manuel Valls a mis en jeu sa propre responsabilité mardi et invoqué le « 49-3 », l’alinéa 3 de l’article 49 de la Constitution. Pour faire simple, il s’agit d’un formidable tour de passe-passe pour faire disparaître l’opposition et adopter une loi. Rappelons qu’il ne faut pas en abuser : l’opposition a réagi dès jeudi en lançant une motion de censure contre le gouvernement, notamment après un discours du président du groupe UMP à l’Assemblée Christian Jacob. En cas de vote majoritaire, M. Valls aurait été démis de ses fonctions en même temps que tous ses ministres. Mais sans surprise, elle n’a pas été acceptée : les députés frondeurs ne se sont pas montrés, redoutant sans doute de perdre leur siège en cas de nouvelles élections législatives.

Ce vahrüt a également été marquée par la mise en délibéré du procès du Carlton, dans lequel sont impliquées quatorze personnes, en particulier l’ancien directeur du FMI et potentiel présidentiable socialiste Dominique Strauss-Kahn. Au terme de plusieurs semaines de procès, où il était question de parties fines, de sodomie et autres preuves de mœurs légères, le procureur a finalement requis la relaxe. En effet, les trois juges d’instruction ont eu les yeux plus gros que le ventre, et à se concentrer sur les faits de proxénétisme, se sont finalement retrouvés démunis lorsque le manque de preuves s’est fait flagrant (DSK prétend ne pas savoir qu’il avait affaire à des prostituées). Autres acteurs-clé au tribunal, le proxénète Dominique Alderweireld, alias Dodo La Saumure, bonhomme fort en gueule qui « fait d’l’Audiard » et sert de mine à citations aux journalistes ; ou encore l’ancienne prostituée Jade, depuis sortie grâce à l’association Mouvement du Nid, mais qui aurait plusieurs fois dit « Non » au plaignant, en vain. Le procès n’est pas encore fini, mis en délibéré jusqu’au 12 juin, mais son issue paraît déjà prévisible.

Pendant ce temps, à Bruxelles, les ministres des Finances du continent assistaient à un spectacle peu commun. En effet, vendredi 20, le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras et son atypique ministre des Finances Yanis Varoufakis se sont présentés devant leurs pairs européens. C’était l’occasion pour ces deux hommes politiques d’extrême-gauche de réclamer de meilleures conditions pour le paiement de la dette grecque. Peut-être auraient-ils pu les obtenir, avec suffisamment de tact, mais ces deux solides gaillards, confrontés à des ministres peu habitués à de telles dégaines, se sont montrés un peu brusques en enchaînant les faux pas, à commencer par une lettre envoyée quelques jours plus tôt détaillant leurs conditions. Peut-être auraient-ils pu réussir à tirer ce qu’ils voulaient de cette réunion, mais ils ont été forcés de capituler : après avoir reconnu qu’ils paieraient leur dette, ils ont ensuite accepté de négocier avec la « Troïka » tant décriée (le trio formé par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI), renoncer à leur programme social et enfin promettre des réformes. L’épisode pourrait servir de leçon aux populismes, de gauche comme de droite : l’intransigeance agressive aide peut-être dans les urnes, mais pas dans les négociations.

Enfin, aucun rapport n’est vraiment complet sans son lot de tombes profanées. Sur Krantavis, nous avons l’habitude d’envoyer nos morts dans l’espace (ce qui, à terme, crée un véritable problème de pollution stellaire). Sur Terre, en revanche, on peut au choix enterrer les corps ou les brûler pour qu’ils se transforment en cendres. Les cimetières servent à entreposer tout cela, et les cimetières juifs sont plus particulièrement au cœur des actualités en ce moment. C’est notamment le cas de celui de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, où près de 250 tombes ont été profanées par cinq mineurs, âgés de 15 à 17 ans. Arrêtés et placés en garde à vue après que l’un d’eux se soit dénoncé lundi matin, ils risquent jusqu’à 7 ans de prison. Le président François Hollande s’est rendu lui-même sur les lieux pour appeler à un « sursaut national » : « Profaner, c’est souiller la République ». De son côté, le Premier ministre israélien, face à la recrudescence des actes antisémites en Europe, a fait polémique en appelant les Juifs européens à se réfugier en Israël. Moralité : envoyer les corps dans l’espace, c’est plus cher, mais ça évite ce genre de soucis.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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