Actuglarb - Revues de Presse du Troisième Type







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25/05/2015
Rien de Bien Neuf, en Fin de Compte

La lourde tâche de Glärb est loin d’être terminée. Combien de livres terriens lui reste-t-il à traduire dans sa langue maternelle ? Aidé du dictionnaire qu’il a lui-même amélioré grâce à sa connaissance des principales langues de ce monde, il s’occupe d’abord des chefs d’œuvre les moins volumineux. Les romans et pièces françaises sont largement surreprésentés dans la sélection qu’il envoie sur sa planète Krantavis, principalement parce qu’il s’agit de la langue qu’il a fini par maîtriser le mieux. Il sera plus difficile, pour l’heure, de traduire des romans polonais pour les siens, mais il compte bien en faire le plus possible. Le pionnier dans l’âme a même réussi à convaincre Boglib d’en faire de même avec les films qu’il regarde, le poussant à créer des sous-titres en Mwandishi. Et les rapports, dans tout cela ? Il s’en est fallu de peu pour que Glärb n’oublie de se mettre à écrire celui de ce vahrüt.

Vahrüt n°92. 18 Mai 2015 au 24 Mai 2015. Calendrier Terrien.

Voilà bien longtemps, je crois, que je n’avais pas parlé de Daech. Il faut dire que l’État Islamique constitue une bonne partie de l’actualité au Moyen-Orient. Cette fois-ci, c’est en s’emparant des ruines de Palmyre que le groupe terroriste a fait parler de lui. L’armée syrienne tenait l’endroit depuis des semaines mais a finalement cédé le mercredi 20. Cette prise n’est pas seulement stratégique, elle est aussi symbolique, d’abord parce que pour la première fois, le groupe reprend une ville à l’armée de Bachar el-Assad, mais aussi parce qu’elle s’inscrit également dans la campagne de communication du groupe. La cité de Palmyre était très réputée dans l’Antiquité et ses ruines font partie du patrimoine culturel de l'humanité : lorsqu’on sait ce que Daech fait des biens culturels sur lesquels il met la main, on peut légitimement craindre pour ces vestiges millénaires.

Cela faisait plus longtemps encore que je n’avais pas parlé de mariages gays. Cette fois-ci, c’est au tour de l’Irlande d’ouvrir le mariage aux couples homosexuels. Pour la première fois, et contrairement aux 18 précédents pays, cette évolution a été votée par référendum populaire : le « Oui » l’a emporté à 62% des voix, soutenu par tous les partis politiques. Ses opposants ont admis leur défaite en beaux perdants, loin de la « résistance » à laquelle appelaient certains militants français en 2013. La différence, toutefois, était qu’en France le Mariage Pour Tous avait été votée au Parlement sans concertation du peuple, et que l’opposition s’était surtout crispée autour de l’adoption par les couples du même sexe (une disposition absente du texte de loi irlandais). Mais le vote est-il la meilleure solution ? Un article polémique du Guardian britannique pose la question qui fâche : certes, les pays occidentaux sont prêts à passer le pas, mais dans certains autres, il semble difficile d’appeler la majorité opprimante à voter pour défendre la minorité opprimée. Quel que soit la façon dont elle se fait, il semble que l’adoption du mariage homosexuel est définitivement en vogue dans les pays développés.

Partons aux États-Unis, à présent. Il y a quelques mois de cela, les Républicains étaient en émoi : on apprenait alors que la Secrétaire d’État et candidate sérieuse à la Maison Blanche Hillary Clinton avait utilisé sa propre adresse email. Les uns hurlaient sur les éventuelles failles de sécurité, les autres sur cette tentation du secret. D’autant plus que l’ancienne Première dame traîne derrière elle un dossier que ses ennemis se plaisent à attaquer : les attentats de Benghazi du 11 septembre 2012, pour lesquels elle est accusée de négligence. Et justement lorsque ses mails (850 pages pour 296 messages) ont finalement été révélés publics ce vendredi (et sont consultables librement ici), c’est sur cette affaire que tout le monde s’est penché. Tout commence par un message du conseiller à la sécurité nationale qui demande à lui parler de toute urgence. Plus tard, elle en reçoit un autre révélant la mort de l’ambassadeur américain en Libye Christopher Stevens, de la part de sa directrice de cabinet. « Doit-on l’annoncer ce soir ou attendre demain ? » demande-t-elle. La femme politique avait commis l’erreur de sous-estimer la situation, mettant d’abord en cause des manifestations qui avaient dérapé avant de reconnaître qu’il s’agissait d’un attentat à la bombe. Les mails révélés ne dévoilent rien de particulièrement croustillant, mais l’affaire Benghazi suivra probablement la candidate démocrate jusqu’aux présidentielles.

Enfin, retournons en France, je n’allais tout de même pas m’abstenir d’évoquer le Festival de Cannes, cette tradition du mois de mai qui intéresse chaque année un peu moins de monde. Et si les Français jugent volontiers que le festival de cinéma a perdu de sa grandeur, l’Hexagone y a pourtant été à l’honneur dans cette 68e édition présidée par les frères Coen. Ainsi, la palme d’or a été décernée à Jacques Audiard (fils du dialoguiste Michel Audiard) pour Dheepan, thriller politique sur l’exil de Tamouls en banlieue parisienne. L’actrice Emmanuelle Bercot a reçu, ex aequo avec l’Américaine Rooney Mara, le prix de l’interprétation féminine pour Mon Roi ; et l’interprétation masculine a quant à elle été décernée à Vincent Lindon pour La Loi du Marché. Je m’arrêterai là pour ne pas vous noyer sous cette vague de noms. De toute façon, les autres ne sont pas français, donc on s’en fiche, cocorico.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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