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20/07/2015
Deux Accords dans ce Rapport

Le grand moment se rapproche. Les chiffres ronds n’ont pourtant pas une grande importance sur leur planète natale, mais à présent, après avoir passé tant de temps au contact des Terriens, il leur semble qu’atteindre le centième rapport revêt une certaine signification. Rien qui les force toutefois à s’organiser différemment. Comme d’habitude, Glärb a passé ces dernières heures à traduire les romans Terriens dans sa langue maternelle, et Boglib a fait de même avec les sous-titres de ses films. Puis vient l'heure de l'écriture du rapport.

Vahrüt n°99. 13 Juillet 2015 au 19 Juillet 2015. Calendrier Terrien.

La Grèce va-t-elle pouvoir respirer ? Un accord a enfin été conclu entre son turbulent Premier ministre Alexis Tsipras et l’Union européenne. Il s’est rendu dimanche à Bruxelles pour y rencontrer ses dix-neuf homologues des autres pays. Après quelques explications sur sa méthode et un débat nocturne animé, le troisième programme d’aide a été adopté. La Grèce reste dans la zone euro et bénéficiera de l’argent européen, mais en contrepartie d’un certain nombre de mesures : la hausse de la TVA, une réforme fiscale, une réforme des retraites et du marché intérieur, la privatisation du réseau de transports électriques, une réforme du marché du travail ou encore un renforcement du secteur financier. Autant de mesures drastiques, associés à l’austérité qui n’avait pas si bien marché les deux premières fois. Beaucoup de Grecs qui avaient voté « Non » aux ordres européens il y a deux semaines s’en sont insurgés, et même l’ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis, limogé au lendemain du vote, a exprimé son désaccord. Désavoué par une partie de son gouvernement et de ses électeurs, le leader du Syriza, coalition d’extrême-gauche, devra bientôt remanier son équipe.

Décidément, quand ce ne sont pas les attentats, ce sont les tentatives d’attentats dont on entend parler. trois jeunes, très jeunes, de seize à vingt-deux ans, sont impliqués dans un projet d’attentat. Le groupe prévoyait de prendre d’assaut le site militaire de Béar, près de la frontière espagnole, pour y décapiter un officier, comme l’a fait Yasin Salhi avec son patron avant d’attaquer l’usine chimique d’Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier. Au-delà de la barbarie du projet et du très jeune âge du « cerveau » (dix-sept ans), ce qui interpelle, c’est également la – peut-être trop – grande hâte des services de renseignement. En effet, l’attaque était prévue pour décembre ou janvier prochain et l’attaque terroriste n’en était qu’à ses balbutiements : autrement dit, les preuves sont difficiles à trouver, d’autant plus que l’infraction de préparation d’un acte de terrorisme exige qu’on puisse prouver « le fait de détenir, de rechercher, de se procurer ou de fabriquer des objets ou des substances de nature à créer un danger pour autrui ». Étrange, certes, mais on ne va pas se plaindre pour autant. Même si la révélation arrive alors que le projet de loi Renseignement est actuellement examiné par le Conseil constitutionnel.

Un autre accord a été signé cette semaine, pas sur la Grèce cette fois-ci mais sur l’Iran. De nouvelles négociations ont été menées à Viennes entre la République Islamique et les « 5 + 1 » (le groupe formé par les cinq pays formant le Conseil de Sécurité de l’ONU – États-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine et Russie – avec l’Allemagne). Après 17 jours de négociations au cœur de l'Autriche, le ministre des Affaires étrangères iranien déclarait « C’est un moment historique ». L’accord garantit que le programme nucléaire iranien se poursuivra sans déboucher sur des usages militaires : Téhéran se défend depuis des années de chercher à se doter de la bombe atomique et plaide le nucléaire civil. En échange, les sanctions internationales dictées depuis une dizaine d’années par les États-Unis sont levées. L’Iran a également accepté de donner l’accès – certes limité – à certains de ses sites militaires en guise de bonne foi. L’accord ne fait évidemment pas que des heureux, car beaucoup estiment – peut-être à juste titre – que l’Iran bluffe en démentant avoir la bombe nucléaire en tête.

Enfin, revenons en Europe, où Internet, comme à son habitude, s’est trouvé une nouvelle cible cette semaine. C’est au cours d’une émission télévisée en contact avec des jeunes que la chancelière allemande Angela Merkel a été interpellée par Reem, une adolescente palestinienne de 14 ans. Celle-ci, dont la famille a trouvé refuge en Allemagne, annonce son expulsion à venir. La chancelière lui explique alors que « la politique, parfois, c'est très dur » et que « si nous disons : ‘Vous pouvez tous venir’, ou 'vous pouvez tous venir d'Afrique', nous ne pourrons jamais faire face à cela ». Lorsque la petite fille se met à pleurer, Mme. Merkel s’approche d’elle et lui caresse l’épaule. Ladite caresse a été reprise et parodiée sous le nom de « Merkelstreichelt » (Merkel caresse). Les uns, indignés, fustigent son insensibilité et sa dureté face aux sanglots d’une fille victime de sa politique, tandis que les autres louent sa sincérité et son effort pour calmer l’enfant. Finalement, la petite Reem pourra rester en Allemagne : la loi permet aux enfants étrangers intégrés dans le pays d’y rester avec leurs parents… et Reem a justement montré son intégration en s’exprimant parfaitement en allemand.

Je vous recontacterai au prochain vahrüt. Amitiés. Observateur Glärb.




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